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Le dollar américain continue de regagner du terrain face à l’euro, à la livre et à d’autres actifs risqués, pour des raisons objectives qui justifient ce mouvement.
Dimanche dernier, les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes de missiles contre l’Iran, poursuivant une série d’attaques et de contre-attaques entre Washington et Téhéran. Le U.S. Central Command a indiqué que ces frappes visaient à réduire la capacité de l’Iran à attaquer les navires dans le détroit d’Ormuz, en ciblant les systèmes de défense aérienne iraniens, les radars côtiers, ainsi que les complexes de missiles et de drones. Il s’agit déjà de la quatrième frappe en l’espace d’environ une semaine, tandis que les parties publient des déclarations contradictoires quant au fait de savoir si le détroit reste ouvert à la navigation. Il convient de rappeler qu’une part importante de l’offre mondiale de pétrole transite par cette voie, de sorte que toute menace pesant sur son fonctionnement augmente immédiatement la prime de risque et pousse les capitaux vers les actifs refuges.
Dans ce contexte, le dollar a retrouvé son rôle de valeur refuge classique, affaiblissant les positions de l’euro comme de la livre. L’escalade du conflit pèse sur l’appétit pour le risque, et la menace d’un bond des prix du pétrole a un impact négatif sur les économies européennes dépendantes des importations d’énergie. En conséquence, EUR/USD et GBP/USD sont toutes deux sous pression, les investisseurs se tournant vers les instruments jugés les plus sûrs.
Aucune publication majeure n’est prévue pour la zone euro durant la première moitié de la journée, il ne faudra donc pas s’étonner si la pression sur l’euro se poursuit. L’absence de données macroéconomiques significatives implique que les traders devront se fier aux indicateurs secondaires et au sentiment général du marché. Cela pourrait, en retour, entraîner une volatilité accrue, car des volumes d’échanges plus faibles auront un impact plus marqué sur les mouvements de prix.
Une attention particulière devra être accordée aux nouvelles. Les déclarations des représentants de la Banque centrale européenne, tout comme les développements géopolitiques, pourraient avoir une influence significative sur le taux de change de l’euro. L’analyse technique jouera également un rôle important. Les niveaux de support et de résistance qui se sont formés ces derniers jours peuvent servir de repères pour les opérations à court terme. Une cassure de ces niveaux pourrait déclencher une accélération des tendances actuelles.
En ce qui concerne la livre, un discours du membre du MPC de la Bank of England, Huw Pill, n’est attendu qu’en seconde partie de journée, et il est peu probable qu’il apporte un soutien notable à une hausse des cours. Les traders privilégieront probablement une attitude attentiste, en attendant des signaux plus clairs sur l’orientation future de la politique monétaire. L’absence de nouveaux catalyseurs, ou bien des propos de ton inattenduement accommodant, pourraient provoquer des mouvements de prix brusques ; mais pour l’instant, le marché demeure plutôt négatif, réagissant à la situation au Moyen-Orient.
Le discours de Pill est peut-être l’un des rares événements susceptibles d’apporter un peu de visibilité sur les perspectives à court terme.
Si les données correspondent aux attentes des économistes, il est préférable de se baser sur une stratégie de Mean Reversion. Si les données s’écartent fortement, à la hausse ou à la baisse, des prévisions des économistes, il est alors recommandé d’utiliser une stratégie de Momentum.