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La paire EUR/USD progresse depuis sept séances consécutives. Au départ, ce mouvement ne semblait être qu’un simple rebond correctif standard, voué à s’achever inévitablement au sein de la Bearish Imbalance 16. Toutefois, après sept jours de hausse, on peut dire que les acheteurs disposent d’une excellente opportunité de reprendre l’initiative et de relancer la tendance haussière. Je rappelle à mes lecteurs que, ces derniers mois, j’ai répété à plusieurs reprises que la tendance haussière n’était pas terminée. Elle était simplement en pause, en raison de la situation géopolitique complexe au Moyen-Orient.
Examinez de près les dernières bougies. Mardi et mercredi de la semaine dernière, le prix a rebondi à deux reprises sur la Bearish Imbalance 16, ce qui pouvait être interprété comme un signal de vente. Tout paraissait logique et conforme à la structure de marché dominante. Cependant, jeudi, la paire a fortement progressé, a marqué une légère pause vendredi, puis a poursuivi sa hausse lundi. Pourquoi ? Parce que jeudi, Donald Trump a brusquement changé de position vis-à-vis de l’Iran et a de nouveau promis un accord pour le week-end. Lundi, cette information a été confirmée par Trump, l’Iran et même le Pakistan. Bien que l’accord n’ait pas encore été signé, le fait que les trois parties impliquées dans les négociations l’aient confirmé augmente considérablement la probabilité de sa conclusion. À l’heure actuelle, la Bearish Imbalance 16 est proche d’être invalidée, ce qui constituerait le premier signal de reprise de la tendance haussière.
À court terme, la direction de la paire et le sentiment des traders continueront de dépendre de l’évolution géopolitique. Si Téhéran et Washington finissent par signer un mémorandum d’entente, prolonger le cessez-le-feu, lever les restrictions dans le détroit d’Hormuz et entamer des négociations sur le dossier nucléaire, les vendeurs seront probablement contraints de poursuivre leur repli, tandis que l’euro et la livre devraient prolonger leur appréciation. Toutefois, les intervenants ne tirent pas de conclusions hâtives et attendent la ratification formelle de l’accord, qui devrait avoir lieu en Suisse vendredi.
Par ailleurs, Christine Lagarde a indiqué très clairement cette semaine que l’inflation en zone euro restait au-dessus des niveaux acceptables et que le resserrement monétaire déjà engagé ne suffisait pas, à lui seul, à contenir la hausse des prix à la consommation. La BCE pourrait également relever ses taux d’intérêt une nouvelle fois en juillet, ce qui apporte un soutien supplémentaire aux acheteurs.
Dans les conditions actuelles, il n’existe tout simplement aucun schéma exploitable. Si la Bearish Imbalance 16 est invalidée, cela signifiera que l’impulsion baissière a été brisée. Dans ce cas, les traders devront attendre la formation de configurations haussières et adapter leur trading en conséquence. Une bullish imbalance pourrait se former cette semaine, offrant ultérieurement des opportunités pour ouvrir des positions longues.
Une fois encore, je dois souligner que toute l’appréciation du dollar américain entre janvier et mars a été motivée uniquement par des facteurs géopolitiques. Dès que les États-Unis et l’Iran sont convenus d’un cessez-le-feu, les vendeurs se sont immédiatement retirés, et, pendant plus d’un mois, le marché a été dominé principalement par les acheteurs. Actuellement, les chances de voir un accord formel se concrétiser restent assez élevées, mais le marché continue d’accueillir avec un certain scepticisme toute information laissant présager une fin rapide du conflit. L’euro progresse, mais ses gains demeurent mesurés et contenus.
Comme c’est souvent le cas ces derniers temps, les statistiques de ce mardi ont suscité peu d’intérêt de la part des opérateurs. Je n’attribue pas la hausse de l’euro aux deux indices ZEW du sentiment économique publiés pour l’Allemagne et pour la zone euro, même si les deux chiffres se sont révélés nettement supérieurs aux attentes. Les données américaines n’ont, elles aussi, que peu pesé sur le comportement des traders.
Les acheteurs conservent de nombreuses raisons de rester actifs en 2026, et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient n’a que très peu réduit leur nombre. D’un point de vue à la fois structurel et global, la politique de Trump — qui a contribué à une forte baisse du dollar l’an dernier — n’a pas changé. Dans les mois à venir, la devise américaine pourrait se renforcer ponctuellement, à mesure que les investisseurs rechercheront des valeurs refuges, mais ce facteur supposerait une escalade continue des tensions au Moyen-Orient. Je ne crois toujours pas à une tendance baissière durable sur l’EUR/USD. Le dollar bénéficie d’un soutien temporaire du marché, mais qu’est-ce qui pourrait offrir aux vendeurs un catalyseur de long terme pour prolonger leur avantage ?
Calendrier des nouvelles pour les États-Unis et l’Union européenne :
Le calendrier économique du 17 juin comporte six événements, dont trois peuvent être considérés comme importants. Le contexte macroéconomique devrait influencer le sentiment de marché au cours du dernier quart de la séance.
Prévisions et recommandations de trading pour EUR/USD :
À mon sens, la paire reste en phase de construction d’une tendance haussière. Le flux de nouvelles s’est brutalement retourné en faveur des vendeurs il y a trois mois, mais la tendance de fond ne peut être considérée comme annulée ou achevée. Par conséquent, les acheteurs peuvent très bien reprendre leur avance dans un avenir proche si l’environnement géopolitique continue de jouer en leur faveur.
À ce stade, les traders devraient attendre la formation de nouveaux schémas, de préférence haussiers. Je m’attends à voir apparaître une telle configuration cette semaine. Il est également extrêmement important que l’accord entre l’Iran et les États-Unis ne vole pas en éclats ; sinon, les vendeurs pourraient reprendre l’initiative et le scénario haussier en formation pourrait être prématurément invalidé — tout comme la configuration baissière l’a été la semaine dernière.