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« La Hongrie a choisi l’Europe », a écrit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur les réseaux sociaux. Étant donné la vigueur avec laquelle le président américain avait soutenu le dirigeant hongrois désormais évincé, cette défaite est hautement symbolique. Les espoirs de Donald Trump d’une désescalade rapide au Moyen-Orient se sont également heurtés à la réalité le 12 avril 2026. Les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran, tenus au Pakistan, se sont soldés par un échec total. Après un marathon diplomatique exténuant de 21 heures, les délégations ont quitté Islamabad sans signer le moindre document.
« Nous avons été très clairs sur nos lignes rouges, mais l’Iran a choisi de ne pas accepter nos conditions. Je pense que c’est une mauvaise nouvelle pour l’Iran plus que pour les États-Unis », a résumé le vice-président américain JD Vance dans une brève déclaration. Il a été rapporté que les forces américaines commenceraient à imposer un blocus à tout le trafic maritime entrant et sortant des ports iraniens. Les experts estiment qu’un blocus américain de l’Iran équivaudrait à une opération militaire de grande ampleur. Le point d’achoppement a été les contre‑demandes des parties, qui se sont révélées diamétralement opposées. Téhéran a exigé un cessez-le-feu immédiat au Liban et le dégel des avoirs (y compris 6 milliards de dollars au Qatar) avant même le début d’un dialogue de fond.
Les médias iraniens ont même affirmé que Washington aurait accepté de débloquer les fonds en échange de garanties de sécurité dans le détroit d’Ormuz. Les responsables américains ont rapidement démenti cette information. L’Iran, de son côté, a accusé l’Amérique de formuler des « exigences déraisonnables » rendant impossible la réussite de la mission. La situation autour du détroit d’Ormuz demeure critique. Malgré une rhétorique sur un « déblayage du détroit au service du monde », Trump a, de fait, déclaré un blocus naval. L’incident au cours duquel le passage d’un destroyer américain a été refusé dans cette artère a été symbolique.
Trump affirme que « tout mouvement est interdit » et que les États-Unis agiront dans l’intérêt des plus grandes économies (Japon, Chine, Allemagne), mais, en pratique, le transport maritime reste paralysé. Le renseignement américain ajoute des détails sombres au tableau :
Les pourparlers de paix à Islamabad ont prévisiblement échoué — ce qui n’a guère surpris. Le niveau de planification politique à Washington a atteint un plus bas historique : toute initiative de politique étrangère prise par l’administration actuelle tourne au fiasco. Alors que Trump proclame habituellement sur les réseaux sociaux la « démilitarisation complète de l’Iran » et la « destruction des systèmes de défense aérienne et des usines de drones », la réalité sur le terrain impose des contraintes très différentes. L’Iran ne s’est pas contenté de refuser les ultimatums américains — il a présenté ses propres contre‑demandes.
Le monde financier se prépare à une semaine difficile. La rupture des négociations et la fin abrupte de la conférence de presse du vice‑président Vance, au cours de laquelle il a refusé de répondre aux questions sur une reprise de la guerre à grande échelle, ont créé un vide sécuritaire. La grande question ouverte est de savoir si le fiasco diplomatique au Pakistan annonce un retour des États-Unis à la phase active de l’« Operation Epic Fury ». Tandis que Trump et Vance gardent le silence, le monde retient son souffle, dans l’attente de voir si Washington franchira les fameuses « lignes rouges » évoquées par le vice‑président, ou si le conflit s’enlisera dans une guerre d’usure prolongée où le « Lundi noir » ne serait que l’acte d’ouverture d’une nouvelle crise mondiale.
La trêve de deux semaines dans les hostilités a produit le « défilé des victoires » prévisible — et non moins absurde. Chaque camp du conflit (même ceux qui étaient restés dans l’ombre, comme les Émirats arabes unis) s’est empressé de proclamer son triomphe. Pourtant, sous le bruit médiatique et les slogans destinés à remonter le moral, se cache une réalité de plus en plus difficile à dissimuler, car l’interprétation des événements est devenue entièrement politisée. Le plus important est que la réouverture complète du détroit d’Ormuz n’a pas eu lieu. Le trafic maritime demeure sélectif, intermittent et extrêmement instable. Les flux restent plusieurs fois, voire d’un ordre de grandeur, inférieurs aux niveaux d’avant‑guerre.
Le cessez‑le‑feu est utilisé non pas pour la paix, mais pour des regroupements d’urgence, l’évaluation des dégâts et le réarmement. Personne ne cache son intention de reprendre les combats à la première occasion. Pendant des décennies, les États-Unis ont vendu à la région l’idée d’un « garant de la sécurité », mais les résultats réels de la guerre contredisent cette conception de la protection :
Dans le même temps, Donald Trump cherche à se retirer, en masquant ce choix par un flot de déclarations sur des « victoires éternelles ». Lorsqu’une aventure militaire génère un volume critique de déséquilibres menaçant la civilisation elle‑même, la capacité à freiner devient un avantage tactique. Cependant, l’Iran, sentant cette faiblesse, a saisi cette chance historique avec une poigne de fer. Téhéran a compris : si ce n’est pas maintenant, ce ne sera jamais. Et tandis que les États-Unis peinent à sauver la face, l’Iran s’emploie à dicter de nouvelles règles du jeu. Le Moyen‑Orient bascule rapidement vers un nouveau garant de sécurité — la Chine. Pékin, n’ayant pas participé à la destruction de la région, apparaît désormais comme la seule puissance capable d’offrir une stabilité là où les États-Unis ont démontré un échec complet.
Théoriquement, les États-Unis pourraient priver l’Iran de ses leviers d’influence en maintenant une forte intensité de frappes pendant 4 à 6 mois, jusqu’à ce que les liens intersectoriels du complexe militaro‑industriel soient entièrement rompus. Le problème est que Trump n’a pas ce temps. Les coûts économiques et financiers pour l’Occident augmentent plus vite que la résilience de l’Iran ne peut être entamée. Le risque d’un krach financier d’ampleur comparable à celui de 2008 est plus élevé que jamais. La débâcle à la Maison‑Blanche début avril l’a clairement montré : les États‑Unis ont atteint leur seuil de douleur. L’Iran l’emporte sur le terrain de l’endurance stratégique, sachant que Trump a un besoin urgent d’une porte de sortie avant les élections de mi‑mandat au Congrès en novembre 2026.
Pendant ce temps, alors que l’Iran tient bon et se montre de plus en plus agressif, l’économie mondiale retient son souffle dans l’attente d’un nouveau bond des prix du pétrole. Le cessez‑le‑feu n’est qu’une illusion fragile. L’échec des pourparlers d’Islamabad ne marque pas la fin du processus, mais signale le déclenchement d’une phase nouvelle, encore plus volatile, du conflit. Le marché physique du pétrole a sombré dans une quasi‑hystérie. Sur le marché spot de la mer du Nord, baromètre pour la plupart des bruts mondiaux, un déséquilibre sans précédent est apparu cette semaine : quarante offres d’achat n’ont rencontré que quatre offres de vente.
Les cargaisons physiques au comptant avec livraison immédiate se négocient à des prix supérieurs à 140 dollars le baril, nettement au‑dessus des cotations boursières. Les raffineries du monde entier sont contraintes de conclure des accords sur mesure avec des fournisseurs des régions les plus reculées, alors que le trou dans l’équilibre mondial causé par la perte des exportations du Moyen‑Orient devient critique. Les traders avertissent que ce déficit ne fera que se creuser dans les semaines à venir, révélant l’ampleur des dommages réels infligés à l’offre mondiale.
Sur cette toile de fond, l’administration Trump a été entraînée dans un scandale impliquant les marchés de paris politiques. La Maison‑Blanche a diffusé un avertissement officiel à son personnel interdisant de parier sur des plateformes telles que Kalshi et Polymarket. La lettre a été envoyée le 24 mars, immédiatement après l’annonce d’une pause de cinq jours dans les frappes contre l’Iran, sur fond de craintes croissantes que des responsables utilisent des informations non publiques à des fins personnelles. La situation s’est aggravée lorsque le député démocrate Ritchie Torres a officiellement saisi la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) pour demander une enquête sur des activités suspectes.
Le déclencheur a été des adresses « fraîchement créées » sur Polymarket qui ont placé, juste avant l’annonce par Trump le 7 avril, des paris très spécifiques et parfaitement synchronisés sur la date du cessez‑le‑feu. Il est peu probable que ces opérations se soient appuyées sur des informations publiques, puisque la rhétorique du président à ce moment‑là laissait plutôt présager une escalade qu’une accalmie. Cela soulève de sérieux soupçons d’accès privilégié à des informations capables de faire s’effondrer ou de gonfler instantanément les cours. Les soupçons de Torres sont étayés par l’historique des transactions : des comptes suspects ont engrangé des centaines de milliers de dollars de profits quelques heures avant l’annonce officielle.
Les analystes de Bubblemaps ont déjà documenté des schémas similaires :
Le service de presse de la Maison‑Blanche qualifie ces allégations de sans fondement, en affirmant que le président et ses conseillers agissent uniquement selon des principes éthiques et dans l’intérêt du public américain. Néanmoins, le marché perçoit un schéma inquiétant : tandis que le monde scrute les déclarations des responsables politiques, quelqu’un semble toujours savoir, un peu avant les autres, quel sera le prochain mouvement de Trump et transforme le chaos géopolitique en profits de plusieurs millions de dollars. L’économie américaine a déjà commencé à réagir à la pression géopolitique. En mars, les prix à la consommation ont enregistré leur plus forte hausse en quatre ans, bondissant de 2,4 % à 3,3 %.
Si la guerre se transforme en une phase de blocus prolongée, l’inflation américaine dépassera inévitablement les 4 %, réduisant à néant tout espoir d’atterrir en douceur pour l’économie des États-Unis. Dans une interview à Fox News, Trump a de facto reconnu la probabilité de prix des carburants plus élevés d’ici aux élections de mi-mandat de novembre, en exprimant vaguement l’espoir que la crise « ne durera pas aussi longtemps », alors même que la pénurie commence seulement à se faire pleinement sentir. La part du dollar dans les réserves mondiales de devises et d’or s’est effondrée à 46 %, un plus bas depuis 26 ans. Les banques centrales du monde entier se diversifient agressivement vers l’or, rappelant la crise de confiance des années 1990. Et des soupçons de délit d’initié pourraient fournir à l’opposition de nouveaux motifs pour réclamer la destitution du président américain.
13 avril, 15:30 / Canada / ** / Permis de construire en février / préc. : 6,1 % / act. : 4,8 % / prév. : -0,5 % / USD/CAD – en hausse
Le secteur de la construction au Canada a déjoué les attentes pessimistes en février 2026, affichant une hausse de 4,8 % des permis. Un examen plus détaillé montre que :
Le segment résidentiel est lui aussi fragmenté : les Canadiens veulent construire des maisons individuelles, tandis que de nombreux projets d’habitat collectif sont abandonnés. Si la prévision de -0,5 % pour mars se confirme, cela signalerait un essoufflement de la dynamique d’investissement et pèserait sur le dollar canadien.
13 avril, 17:00 / États-Unis / *** / Ventes de logements existants en mars / préc. : 4,02 M / act. : 4,09 M / prév. : 4,01 M / SDX (indice USD à six devises) – en baisse
Le marché américain des logements existants a montré des signes de reprise en mars 2026, accélérant à un rythme annualisé de 4,09 millions d’unités. Les ménages commencent à réagir à une amélioration des conditions de crédit, même si l’activité reste très en deçà des niveaux d’avant la pandémie. Le paradoxe majeur : l’emploi est d’environ 6 millions supérieur à celui de 2019, alors que les ventes de logements sont inférieures d’environ 1 million. Une révision à la baisse à 4,01 millions serait un signal négatif pour l’économie et pourrait exercer une pression baissière sur le dollar américain.
14 avril, 02:01 / Royaume-Uni / ** / Ventes au détail BRC en mars / préc. : 2,3 % / act. : 0,7 % / prév. : 0,9 % / GBP/USD – en hausse
Le commerce de détail britannique a été durement touché en février 2026 : la croissance des ventes a ralenti à 0,7 %, en deçà d’attentes déjà modestes. Les responsables ne sont pas seulement des budgets des ménages sous pression, mais aussi un mois de février exceptionnellement pluvieux qui a réduit la fréquentation des magasins. Seule éclaircie : la Saint-Valentin, qui a soutenu les ventes de parfumerie et de joaillerie. Si les données de mars s’établissent autour de la prévision de 0,9 %, la livre aura l’occasion de se raffermir localement face au dollar.
14 avril, 03:30 / Australie / ** / Confiance des consommateurs (indice avancé) en avril / préc. : 90,5 pts / act. : 91,6 pts / prév. : 89,0 pts / AUD/USD – en baisse
La confiance des consommateurs australiens est remontée à 91,6 en mars 2026. Malgré cette amélioration par rapport à février, l’indice reste inférieur à sa norme historique de 100. Les Australiens demeurent prudents, partageant leurs préoccupations sur l’inflation et leur volonté de dépenser. Si la prévision de 89,0 pour avril se réalise, cela signalerait un retour du pessimisme et ferait reculer l’AUD/USD.
14 avril, 04:30 / Australie / ** / Confiance des entreprises NAB en mars / préc. : 4 / act. : -1 / prév. : -6 / AUD/USD – en baisse
L’indice de confiance des entreprises en Australie est passé en territoire négatif pour la première fois en un an, reculant à -1 en février 2026. Le principal déclencheur de ce pessimisme a été la hausse de taux de février, qui a incité les entreprises à adopter une posture plus prudente. Les conditions opérationnelles restent toutefois globalement stables :
Les facteurs contraignants incluent le retour de pressions sur les coûts (hausse des coûts des intrants et de la main-d’œuvre) et l’incertitude liée à la situation au Moyen-Orient. Une baisse de l’indice de mars au niveau prévu de -6 pèserait probablement sur le dollar australien.
14 avril, 06:00 / Chine / *** / Exportations en mars (excédent) / préc. : 6,6 % / act. : 39,6 % / prév. : 8,3 % / Brent – en baisse, USD/CNY – en hausse
Les exportations chinoises sur les deux premiers mois de 2026 ont enregistré une envolée de 21,8 % en glissement annuel, atteignant leur rythme le plus soutenu depuis 2021. Les exportateurs chinois se sont adaptés avec succès aux droits de douane américains en redirigeant d’importants flux vers l’ASEAN, l’UE et l’Amérique latine (les expéditions vers ces régions ont augmenté de plus de 27 %). De solides ventes de produits pétroliers raffinés et d’équipements industriels confirment la résilience du secteur manufacturier. Des chiffres aussi robustes pourraient inciter Pékin à retarder de nouvelles mesures de relance. Si la part des exportations en mars atteint la prévision de 8,3 %, le Brent devrait subir des pressions et le yuan se déprécier.
14 avril, 06:00 / Chine / *** / Importations en mars (excédent) / préc. : 5,7 % / act. : 13,8 % / prév. : 11,1 % / Brent – en baisse, USD/CNY – en hausse
Les importations chinoises ont progressé de 19,8 % en glissement annuel au début de 2026, leur rythme d’achat le plus rapide en quatre ans. Les principaux moteurs ont été :
Malgré un effondrement marqué des achats en provenance des États-Unis (-26,7 %), les importations en provenance d’Asie et d’Europe ont affiché des hausses à deux chiffres. Le ralentissement du marché immobilier continue de limiter la demande de cuivre et de gaz naturel. Si les importations de mars augmentent jusqu’à la prévision de 11,1 %, les prix du Brent et le yuan devraient être soumis à des pressions baissières.
14 avril, 07:30 / Japon / *** / Production industrielle en février / préc. : 0,9 % / act. : 0,7 % / prév. : 0,3 % / USD/JPY – en hausse
La production industrielle japonaise a augmenté de 0,3 % en glissement annuel en février 2026. Le rythme actuel reste nettement inférieur à la moyenne historique (4,39 %), ce qui confirme la lenteur de la reprise du noyau industriel du pays. L’indicateur reflète la persistance de fragilités dans les cycles manufacturiers sur fond d’instabilité économique mondiale. Si la croissance de la production ralentit au niveau prévu de 0,3 % en mars, le yen devrait s’affaiblir face au dollar.
14 avril, 09:00 / Allemagne / ** / Prix de gros en mars / préc. : 1,2 % / act. : 1,2 % / prév. : 1,0 % / EUR/USD – en baisse
Les prix de gros en Allemagne ont augmenté de 1,2 % en glissement annuel en février 2026, marquant un quinzième mois consécutif de hausse. Le principal moteur a été l’envolée des prix des métaux non ferreux et du minerai (+44,9 %). Sur un mois, l’inflation a ralenti à 0,6 %, tout en dépassant les attentes des analystes. Si la lecture de mars tombe à la prévision de 1,0 %, l’euro sera sous pression.
14 avril, 13:00 / États-Unis / ** / Indice NFIB de confiance des petites entreprises en mars / préc. : 99,3 pts / act. : 98,8 pts / prév. : 98,6 pts / USDX (indice USD à six devises) – en baisse
L’indice NFIB de confiance des petites entreprises a reculé à 98,8 en février, en deçà des attentes du marché. Malgré une amélioration des bénéfices et des ventes pour certaines sociétés, la concurrence des grandes entreprises continue de peser sur le secteur. Note positive : le recul des inquiétudes liées aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et à la qualité de la main-d’œuvre. Si l’indice glisse jusqu’à la prévision de 98,6 en mars, l’indice du dollar devrait s’affaiblir.
14 avril, 15:15 / États-Unis / ** / Variation hebdomadaire de l’emploi ADP / préc. : 15,25 k / act. : 26,0 k / prév. : – / USDX (indice USD à six devises) – volatil
Le secteur privé américain montre une reprise dynamique : les créations d’emplois hebdomadaires ont atteint 26 000, leur niveau le plus élevé depuis le lancement du reporting hebdomadaire par ADP en 2025. Une tendance de trois semaines d’expansion de l’emploi confirme la résilience du marché du travail et devrait accroître la volatilité de l’indice du dollar américain.
14 avril, 15:30 / États-Unis / *** / Prix à la production en mars / préc. : 2,1 % / act. : 3,4 % / prév. : 4,1 % / USDX (indice USD à six devises) – en hausse
L’inflation des prix à la production aux États-Unis a accéléré à 3,4 % en février 2026, nettement au-dessus des attentes du marché. Motif particulier d’inquiétude : le bond de l’indice PPI de base à 3,9 %, un sommet de trois ans. Cette dynamique signale des pressions inflationnistes persistantes dans la chaîne de production. Si le PPI de mars atteint la prévision de 4,1 %, l’indice du dollar devrait se renforcer.
14 avril, 23:30 / États-Unis / ** / Stocks hebdomadaires de brut API / préc. : 10,263 M bbl / act. : 3,719 M bbl / prév. : – / Brent – volatil
Les données API montrent que les stocks de brut américains ont augmenté pour la quatrième semaine consécutive, progressant de 3,72 millions de barils sur la période considérée. Cette accumulation de stocks est partiellement compensée par une forte baisse des stocks d’essence (près de 4 millions de barils) et de distillats. Ce mélange laisse présager une réaction volatile du Brent avant la publication des chiffres officiels de la DOE.
15 avril, 12:00 / Zone euro / *** / Croissance de la production industrielle en février / préc. : 2,2 % / act. : -1,2 % / prév. : -0,4 % / EUR/USD – en hausse
La production industrielle de la zone euro s’est contractée de manière inattendue de 1,2 % en glissement annuel en janvier 2026, mettant fin à une série de croissance d’un an. Le résultat est nettement inférieur aux prévisions et en dessous des moyennes de long terme. Si le recul de la production en février se situe près de la prévision de -0,4 %, cela pourrait soutenir l’euro dans le contexte de la récente correction.
15 avril, 15:30 / Canada / ** / Croissance des ventes manufacturières en février / préc. : 0,6 % / act. : -3,0 % / prév. : 3,8 % / USD/CAD – en baisse
Le secteur industriel canadien est en position pour un net rebond : après une baisse de 3,0 % en janvier, les ventes devraient augmenter de 3,8 % en février. La reprise devrait être tirée par les sous-secteurs de l’équipement de transport et de la transformation alimentaire. Si la prévision se réalise, il s’agira de la plus forte hausse mensuelle depuis le début de 2023, ce qui soutiendrait le dollar canadien et ferait reculer l’USD/CAD.
15 avril, 15:30 / États-Unis / ** / Croissance des prix à l’exportation en mars / préc. : 2,6 % / act. : 3,5 % / prév. : 5,9 % / USDX (indice USD à six devises) – en hausse
Les prix à l’exportation aux États-Unis ont accéléré à 3,5 % en glissement annuel en février, leur plus forte hausse depuis l’automne dernier. Cette lecture est largement supérieure à la moyenne de long terme (1,46 %), confirmant un renforcement de la demande extérieure et des pressions inflationnistes liées aux biens américains. Si l’inflation des prix à l’exportation en mars atteint la prévision de 5,9 %, l’indice du dollar américain bénéficiera d’un soutien significatif.
15 avril, 15h30 / États-Unis / *** / Prix à l'importation en mars / préc. : 0,3 % / act. : 1,3 % / prév. : 2,6 % / USDX (indice dollar US à six devises) – en hausse
Les prix à l'importation aux États-Unis ont augmenté de 1,3 % sur un an en février, les biens hors énergie enregistrant leur plus forte hausse annuelle depuis 2022 (+2,5 %). Alors que le pétrole brut importé a reculé, le gaz naturel a affiché une hausse atypique de 57,9 %. La progression mensuelle de l’indice a été la plus marquée en quatre ans. Si l’inflation à l’importation atteint la prévision de 2,6 % en mars, elle exercera une pression haussière supplémentaire sur l’USDX.
15 avril, 15h30 / États-Unis / *** / Indice manufacturier NY Empire State (anticipé) en avril / préc. : 7,1 pts / act. : -0,2 pt / prév. : 0,5 pt / USDX (indice dollar US à six devises) – en hausse
L’indice manufacturier NY Empire State est retombé de manière inattendue en territoire quasi nul en mars (-0,2), à l’encontre des prévisions optimistes. Malgré une stagnation globale, les nouvelles commandes se maintiennent et les délais de livraison se sont nettement allongés. Les entreprises continuent de faire face à des coûts d’intrants élevés, tout en conservant des projets d’augmentation de leurs dépenses d’investissement. Si l’indice avancé remonte à la prévision de 0,5 en avril, cela soutiendra l’indice du dollar américain.
15 avril, 17h00 / États-Unis / ** / Indice NAHB/Wells Fargo du marché du logement en avril (anticipé) / préc. : 37 pts / act. : 38 pts / prév. : 37 pts / USDX (indice dollar US à six devises) – en hausse
La confiance des constructeurs s’est légèrement améliorée en mars — l’indice NAHB a atteint 38. Les acheteurs restent prudents dans un contexte d’incertitude et de préoccupations liées aux taux d’intérêt, ce qui pousse près de deux tiers des promoteurs à maintenir des programmes de remises et d’incitations pour stimuler la demande. Néanmoins, la hausse des anticipations de ventes à six mois laisse penser que le marché a peut‑être dépassé son point bas. Si l’indice se maintient à 37 ou au‑dessus en avril, le dollar devrait conserver un potentiel haussier.
15 avril, 17h30 / États-Unis / ** / Stocks de pétrole brut EIA / préc. : 5,451 M bbl / act. : 3,081 M bbl / prév. : 9,761 M bbl / Brent – en baisse
Les données officielles de l’EIA ont confirmé une augmentation de 3,08 millions de barils des stocks de brut américains sur la semaine, nettement inférieure aux attentes des analystes. Cette accumulation des stocks, dans un contexte de baisse des importations et du taux d’utilisation des raffineries, est partiellement compensée par une forte diminution des stocks de distillats (-3,1 M bbl) et d’essence. Toutefois, l’excédent global en stockage demeure le facteur dominant. Si les réserves augmentent jusqu’à la prévision de 9,76 M la semaine prochaine, les prix du Brent devraient reculer.
13 avril, 13h00 ; 15h15 / Zone euro / Discours du vice‑président de la BCE Luis de Guindos / EUR/USD
14 avril, 01h15 ; 23h00 / Australie / Discours du sous‑gouverneur de la Reserve Bank of Australia Andrew Hauser / AUD/USD
14 avril, 01h20 / États-Unis / Discours d’un membre du Board of Governors de la Federal Reserve, Steven Miran / USDX
14 avril, 17h00 ; 18h30 / Zone euro / Discours de Philip Lane, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE / EUR/USD
14 avril, 18h00 / Zone euro / Discours de Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE / EUR/USD
14 avril, 19h00 / Royaume‑Uni / Discours du gouverneur de la Bank of England Andrew Bailey / GBP/USD
14 avril, 19h15 / États-Unis / Discours du président de la Fed de Chicago Austan Goolsbee / USDX
14 avril, 19h45 / États-Unis / Discours du vice‑président de la Fed chargé de la supervision Michael Barr / USDX
14 avril, 20h00 / États-Unis / Discours de la présidente de la Fed de Boston Susan Collins / USDX
14 avril, 22h00 / Royaume‑Uni / Discours de Megan Greene, membre du Monetary Policy Committee de la Bank of England / GBP/USD
15 avril, 00h00 ; 22h30 / Zone euro / Discours de la présidente de la BCE Christine Lagarde / EUR/USD
15 avril, 11h00 / Zone euro / Discours du gouverneur de la Banque de Finlande Olli Rehn / EUR/USD
15 avril, 15h30 / États-Unis / Discours du vice‑président de la Fed chargé de la supervision Michael Barr / USDX
15 avril, 18h20 ; 21h00 / Zone euro / Discours de Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE / EUR/USD
15 avril, 20h45 / États-Unis / Discours de la gouverneure de la Fed Michelle Bowman / USDX
15 avril, 21h00 / Royaume‑Uni / Discours du gouverneur de la Bank of England Andrew Bailey / GBP/USD
15 avril, 21h00 / États-Unis / Publication du Beige Book de la Fed (enquête économique sur les 12 districts) / USDX
15 avril, 23h00 / Zone euro / Discours d’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE / EUR/USD
15 avril, 23h00 / Australie / Discours du sous‑gouverneur de la Reserve Bank of Australia Andrew Hauser / AUD/USD
Des interventions de hauts responsables des banques centrales sont prévues tout au long de ces séances. Leurs déclarations provoquent généralement de la volatilité sur le marché des changes, car elles peuvent signaler les prochaines décisions de politique monétaire des autorités.
Le calendrier économique est disponible via ce lien. Tous les indicateurs sont publiés en glissement annuel (y/y). Les chiffres en glissement mensuel sont indiqués lorsqu’ils sont pertinents (m/m). Les données de balance commerciale, d’exportations et d’importations sont exprimées dans la devise du pays. Un astérisque (*) indique (par ordre croissant) l’importance de la publication pour les actifs disponibles sur la plateforme InstaTrade. Les heures de publication sont données à l’heure de Moscou (GMT+3). Ouvrez un compte de trading ici. Consultez aussi les vidéos d’actualité de marché InstaTrade et téléchargez l’application MobileTrader pour garder vos outils à portée de main.