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24.03.2026 12:19 AMLundi, le prix du baril de pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) est tombé sous les 90 dollars. Les échanges se sont déroulés dans l'une des plus larges fourchettes intrajournalières de l’histoire récente du marché pétrolier.
L’incertitude politique a également exercé une pression supplémentaire sur la dynamique des prix du pétrole. Le président américain Donald Trump a déclaré sur Truth Social que Washington et Téhéran avaient mené « des négociations très bonnes et productives » en vue d’un « règlement global et complet » du conflit. Selon lui, le Pentagone a reçu pour instruction de reporter de cinq jours les frappes planifiées contre des centrales électriques iraniennes. Ce faisant, Trump a de facto annulé son propre ultimatum lancé samedi, lorsqu’il avait menacé de « détruire » l’infrastructure énergétique de l’Iran si ce dernier n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz.
Cependant, la position de Téhéran était à l’opposé : les autorités iraniennes ont nié l’existence de négociations, et le Corps des Gardiens de la révolution islamique a averti qu’il était prêt à mener des frappes de représailles contre les infrastructures énergétiques de la région en cas d’agression. Cette contradiction entre les déclarations de Washington et de Téhéran a renforcé l’incertitude et maintenu les acteurs du marché dans un climat de tension tout au long de la journée.
Du côté de l’offre, l’impact de la décision majeure de l’International Energy Agency (IEA) de libérer 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves, annoncée le 11 mars, commence progressivement à se faire sentir. Les États-Unis se sont engagés à fournir 172 millions de barils issus de la Strategic Petroleum Reserve (SPR), répartis sur environ 120 jours. Malgré cela, Goldman Sachs a relevé ses prévisions de prix à court terme pour le WTI à 98 dollars le baril en mars et 105 dollars en avril, soulignant que le transit par le détroit d’Ormuz demeure à environ 5 % de son volume normal.
Sur le plan macroéconomique, le responsable de la Fed Stephen Miran a indiqué qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’impact de l’inflation dans le choc des prix dans le secteur de l’énergie, et il estime toujours qu’une baisse des taux d’intérêt est justifiée pour soutenir le marché du travail.
D’un point de vue technique, malgré la forte chute des prix, les oscillateurs sur le graphique journalier restent en territoire positif, les cours évoluant au-dessus des principales moyennes mobiles, notamment la moyenne mobile simple (SMA) à 20 jours, ce qui soutient les acheteurs.
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*The market analysis posted here is meant to increase your awareness, but not to give instructions to make a trade.
